| Louise |
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Elle était accoudée, seule, à ce comptoir froid et impersonnel. Elle était à paris et le décor autour n'invitait pas à la chaleur, il était froid et techno. C’était un bar comme tant d'autres aujourd'hui et qui matérialisait la réalité urbaine de cette fin de siècle. Pour elle le contraste était saisissant. Pourtant elle avait vécu ICI, elle aussi, avant. Puis elle était partie. Depuis qu’elle était revenue à paris, elle était malade. Malade dans sa chair, malade dans sa tête, malade tout court. Aujourd'hui, elle se sentait trop différente pour rester indifférente. Elle les voyait comme ils étaient, à la fois construits, logiques, organisés et en même temps complètement déconstruits, illogiques, désorganisés, droit dans leurs bottes et raides dans leurs têtes. A croire que tous étaient malades. Je ne l'ai jamais revu, elle a disparue comme emportée par les restes d'un rêve, tapie dans les limbes de ma tête.
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