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La Surprise          

L'appartement était assez grand, bien situé, au cinquième étage d'un immeuble cossu en riche banlieue. La vue au loin était superbe et le scintillement des étoiles  se confondait aux lumières de la ville plus bas. Le tout entourait la pièce immense qui tenait lieu à la fois de séjour et de chambre en créant une ambiance légère portée par la mélodie de la musique.

Il se tenait debout à la fenêtre, perdu dans ses pensées et se répétait à lui même:

- Putain,  un an ! Putain, un an !

-Il n'y a pas de putain ici, on baise à l'oeil lui fit la petite voix.

Surpris, il se retournât et la vit. Il la croyait sous la douche, mais elle venait d'entrer dans la pièce et l'avait entendu.  Cette fois ci il la considéra d'un regard nouveau, peut être  comme, toujours elle avait été sans qu'il s'en aperçoive.

Elle était  vêtue  d'un simple peignoir de bain en satin rouge qui lui tombait à mi-cuisse.

Elle était tout simplement ravissante! Ses lèvres étaient serties d'un rouge rubis du  plus bel effet. La beauté de son maquillage contrastait avec la simplicité de sa tenue et la douceur de ses traits avec la violence de son langage. Elle s'assit sur le rebord du lit et  écartât doucement les cuisses. Elle était nue sous son frêle vêtement, dont la fluidité épousait généreusement ses formes  parfaites.

D'où il était il apercevait les parties les plus intimes de son corps.

Lentement, avec une douceur infinie, elle s'ouvrait de plus en plus, quittant son habit comme un papillon mue, délaissant sa dernière protection, apparaissant plus belle encore.

Tout en le fixant du regard, elle entreprit de se masturber. Régulièrement, doucement, délicatement, sa main se perdant derrière son doux tapis pubien. Elle portât son majeur à sa bouche et le suçât goulûment, se délectant de ses sécrétions parfumées pendant que son  autre main  recommençait le va et vient.

Cela dura cinq minutes qui lui semblèrent une éternité, pendant lesquelles, tétanisé par la violence de son émotion, il ne put bouger. Il avait  très chaud tout à coup,  sa chemise lui collait jalousement à la peau. Son coeur se mit à battre de plus en plus rapidement. Il ressentit l'effet de son désir se matérialiser.

A deux mètres de lui, elle se laminait de plus belle, mesurant avec ses doigts la profondeur de son être. Elle  renversa sa  tête en arrière. Dans cette position, elle reposait sur son dos et fièrement ses tétons caramélisés par le soleil défiaient son regard. Elle écarta d'une main experte ses lèvres et de l'autre enfonça un godemiché en ivoire sculpté sorti de la poche du peignoir. Sur ses cuisses, ses doigts avaient laisses une trace rouge cerise. En gémissant de plus en plus fort, elle se retourna complètement et s'assit à quatre pattes  sur le lit. Maintenant il voyait  la fente son sexe grand ouvert qui apparaissait, luisant de ses mille promesses de bonheur. Ses bras lui ceinturaient le corps en partant de ses seins et lui remontait sur le sexe. Elle se maintenait dans cette position comme pour tenir son implosion.

Quand elle lui dit :"vient " il se mit à  jouir, connaissant alors un de ses orgasmes les plus féroces. Il s'agenouilla, pour avoir sa tête à la hauteur de sa cambrure et  se mis à la sucer. Sa chatte avait un goût de noisette et de champagne. Il se délectait de ses fragrances nouvelles et lui parcourait doucement le sexe. En un mouvement régulier de haut en bas, il lui pourléchait les lèvres supérieures en remontant à  l'anus, puis enfonça sa langue plus profondément en elle, fouillant son  corps, comme s'il avait voulut faire partie d'elle.

Il la sentait jouir et recueillait doucement le lait de sa passion dans sa bouche

Elle râla de plaisir,  Prends moi,   Prends moi,  Prends moi,  répétait elle, encore, encore   et

L’invoquant ensuite par un mot qu'il ne connaissait pas ou qu'il  ne comprenait pas.

En tout et pour tout, elle avait dit trois mots, c'était bien la preuve que le code des portes du paradis est bien simple

Il se dévêtit rapidement, saisissant à deux mains son sexe qui vibrait, comme doté d'une vie autonome et s'enfonça doucement en elle. Il s'était planté en elle, et elle ressentait jusqu'au tréfonds de son existence la liberté de son membre qui la fouillait,  brisant les secrets les plus cachés de son être. En la prenant en levrette,  il approfondissait à chacun de ses mouvements  la connaissance qu'il avait de son intimité. -Il avait une délicate attention qui  consistait  à monter et descendre le long de sa fente comme pour l'agrandir, tout en lui limant alternativement chaque coté des fesses. 

La musique, en sourdine rythmait leurs mouvements, complice de  tous ces moments ...

De ce monde aux vibrations  tenues, elle sentait monter le  grondement sourd d'un déferlement. Et sa semence l'inondât.

Elle cria son être. Elle était son cri. Un cri primal, une naissance

Ensemble, ils venaient de mourir et de renaître à la vie

Ils étaient restés ainsi des heures durant. De leur cosmos partait cette osmose à laquelle même les parcelles quantiques de leurs êtres participaient.

Puis, dans cet espace ou le temps n'existait plus. Il la retourna et l'embrasa délicatement, comme on donne un baiser à un enfant.

Il voulait lui faire De l'amour. Trop longtemps il avait attendu ce moment pour ne pas le savourer, et si cela devait lui coûter  la vie, volontiers il l'offrait en échange .Un an qu'il attendait, pour pouvoir dire avec son corps et exprimer par ses gestes l'amour fou qu'il lui portait Il avait choisi de l'aimer et de m'aimer qu'elle.

Il l'installa à califourchon sur lui, la laissant imprimer  à sa guise par ses mouvements le rythme avec lequel elle souhaitait être pénétrée. Elle ondulait doucement, lui léchait la nuque, lui mordillait les oreilles, titillant ses lobes, s'imprégnant de la saveur de ces moments volés à la félicité, dont elle se délectait malgré l'opprobre de la cité. Puis elle avait eu des mouvements  un peu rudes,  l'enveloppant de son corps, de sa vie, de son être, tournant  son sexe contre le sien, lui faisait un peu mal dans sa passion. Il transpirait en elle, mélangeant sa sueur à la sienne, et étourdis par leurs effluves animales, ils  s'imbibaient du parfum de leurs existences mêlées.

Et ensemble, de nouveau, ils jouirent

Sans qu'elle sache pourquoi, ni comment elle pleura.

Des larmes de bonheur, de joie,  de vie, d'émotion, de douleur, aussi? Peut être?

Il était retourné à la fenêtre. Le paysage lui paraissait plus beau encore. Il y'eut d'abord une sonnerie brève puis le cliquetis des clés sur la porte. Ce bruit le tira de sa rêverie. Son mari, entra dans la pièce. Elle était encore sur le lit. Et pleurait toujours...

 

Paris,7/12/1997

 

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